D’un ancien site industriel à une Réserve naturelle exceptionnelle !


Le paradis des oiseaux


Suite à la démolition de la sucrerie d'Abbeville en 2008, les bassins de décantation de Grand-Laviers ont été réhabilités à partir de 2010, en Réserve ornithologique. Actuellement ce ne sont pas moins de 194 espèces d'oiseaux qui ont été recensées sur ce site, parmi lesquelles le Busard des roseaux, l'Avocette élégante, le Grèbe à cou noir, la Grande Aigrette, le Canard souchet, le Râle d'eau, la Gorgebleue à miroir... 
 
Actuellement, 3 lacs d'une superficie totale de 40 hectares ont été réhabilités et sont accessibles au grand public. 13 observatoires permettant une observation optimale ont été aménagé sur les 4 kilomètres de chemin pour le bonheur des grands et des petits. Une nouvelle zone humide (ancienne pâture) est actuellement en aménagement afin d'accueillir des chevaux, l'objectif est de maintenir le milieu ouvert grâce au pâturage et permettre aux oiseaux limicoles et grands échassiers de venir se nourrir sur cette prairie humide. 
 
La Réserve Ornithologique Baie de Somme – Grand-Laviers est un site remarquable pour la reproduction des oiseaux d'eau, en particulier l'Avocette élégante, le Grèbe à cou noir et la Gorge Bleue qui viennent s'y accoupler chaque année. 

En mémoire à la Sucrerie d'Abbeville 

Sa création débute en 1872 sur la commune d'Abbeville. Par la suite, 6 râperies (lieu de fabrique de sucre où l'on râpe les betteraves) sont construites à Abbeville et dans les communes environnantes : Martainneville, Saint-Riquier, Hallencourt, Quesnoy-le-Montant et Crécy-en-Ponthieu. 
 
 Dès le début des années 1900, la sucrerie passera par différents propriétaires. 
 
 La sucrerie d'Abbeville est connue en 1902 sous la raison Société des Anciennes Sucreries de la Compagnie de Fivers-Lille et devient société des raffineries Say en 1904.
 
 La première Guerre mondiale accélère le processus de concentration, déjà en œuvre à la fin du XIXe siècle. L’essentiel des bâtiments et des installations, bombardés pendants la 2nde Guerre, est reconstruit. Au début des années 1970, les râperies extérieures sont fermées les unes après les autres, avant que ne fusionnent, en 1973, les sociétés Béghin et Say, propriétaire des lieux depuis 1904. C'est Tereos qui succédera à Béghin et Say en 2003.
 
 Terreos, qui a pris la suite de Béghin-Say en 2003, a décidé en 2008 de fermer l'établissement industriel d'Abbeville, dans le cadre de la Directive européenne visant à réduire la production sucrière. Depuis lors, l'ancienne sucrerie, qui comptait 74 salariés, a été rasée et il ne reste plus que la cheminée de l'usine comme un monument sur le terrain resté en friche pendant plusieurs années. 
 Le terrain est devenu une zone commerciale.
 
 Les bassins de décantation de la sucrerie situées sur la commune de Grand-Laviers à quelques kilomètres d'Abbeville ont été réhabilité en Réserve ornithologique suite de la fermeture de la sucrerie en 2008. Ce sont 3 bassins sur 7 qui ont été réhabilité pour l'instant.